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simone-over-blog Vivre la foi chrétienne au quotidien ici et ailleurs: réflexions , réactions et méditations en chemin.

L'Avent: le temps de la consolation

Simone
Coucher du soleil du 1er décembre, 2020

Coucher du soleil du 1er décembre, 2020

Le premier décembre 2020, de retour à la campagne en Virginie,

 

Le temps est au rendez-vous en ce premier décembre...il fait froid, on prévoit de la neige dans les régions montagneuses à l’entour...Le ciel est magnifique et c’est l’Avent…

 

(en plus j’ai attrapé un rhume...j’espère que je n’ai pas le Covid...des personnes avec qui j’ai parlé il y a 8 jours l’ont attrapé : l’une est à l’hôpital. Heureusement, j’avais mis un masque et gardé mes distances me doutant que les symptômes dont ils se plaignaient étaient le virus même si l’une d’entre elle n’en portait pas de masque... faisant partie de cette branche de la population qui a suivi le président dans ses divagations)

 

* * *

 

L’Avent est une belle saison, un beau temps liturgique dit-on en langage chrétien que je préfère de loin à Noël. L’attente d’un sauveur qui est venu, et puis est reparti, qui est encore au milieu de nous et qu’on attend encore…

 

 

Pour moi ce qui annonce l’Avent le mieux, ce sont les premières mesures musicales de l’oratorio de Handel avec la voix du ténor qui s’élève en prononçant ses paroles de réconfort qui viennent du chapitre 40 du livre d’Isaïe :

 

Comfort ye, comfort ye my people, saith your God.

Consolez, consolez mon peuple, Dit votre Dieu.

 

Cette année, contrairement à d’autres, je ne suis pas morose, mais en ces temps de pandémie, de chômage, d’incertitude, de solitude, c’est une proclamation qui a besoin d’être entendue :

 

Speak ye comfortably to Jerusalem, and cry unto her, that her warfare is accomplished, that her iniquity is pardoned:

 

Parlez au coeur de Jérusalem, et criez lui Que sa servitude est finie, Que son iniquité est expiée...

 

 

La pandémie ont dit certains, était le châtiment de Dieu...que ce soit le cas ou pas, la grande proclamation de l’Avent, c’est l’annonce du pardon de notre iniquité…pas celle d’un individu particulier mais celle de toute une ville, de tout un peuple… En ce cas, Jérusalem…

 

Que nos sociétés soient coupables d’injustice, de destruction, personne n’en doutera et que les conséquences en soient la souffrance d’autrui, personne ne le contestera non plus...

 

Mais lire que notre iniquité est pardonnée peut-être déconcertant quand on estime que ce sont les autres qui ont besoin d’être pardonnés et pas nous…. Et que nous sommes les victimes de la malchance ou du désamour des autres…dans ce cas là, il est quelquefois difficile d’admettre que nous avons besoin tout autant que les autres d’être pardonnés…

 

On retrouve pourtant ici le psaume 103 de l’autre jour qui nous demande de louer l’Éternel de tout notre être car le pardon est une bonne nouvelle que l’on soit de ceux ou pas qui se sentent écrasés par le poids de la culpabilité.

 

Car c'est lui qui pardonne tous tes péchés,
c'est lui qui te guérit de toute maladie,

qui t'arrache à la tombe.
C'est lui qui te couronne de tendresse et d'amour,


et qui te comble de bonheur tout au long de ton existence;
et ta jeunesse, comme l'aigle, prend un nouvel essor.[…
]

Il ne nous traite pas selon le mal que nous avons commis,
il ne nous punit pas comme le méritent nos fautes.

(Heureusement!)

 

* * *

 

En tout cas, ce n’est pas l’annonce de nos manquements qui est le thème du texte d’Isaïe, c’est l’annonce du temps de la consolation : après une longue période de pleurs et de désespérance. l’annonce , elle est pour ceux qui vivent des temps difficiles…

 

(En fait, ce qui me vient à l’esprit en ces temps de pandémie...c’est l’annonce de la distribution d’un vaccin que l’on attend comme une lumière au bout du tunnel qui peut nous donner l’espérance d’un lendemain meilleur... même si on en connaît les limites)

 

Et l’image la plus belle pour moi dans ce passage, c’est l’annonce de la venue de celui qui s’auto-nommera le bon berger :

 

Monte sur une haute montagne, Sion, pour publier la bonne nouvelle; Élève avec force ta voix, Jérusalem, pour publier la bonne nouvelle; Élève ta voix, ne crains point, Dis aux villes de Juda: Voici votre Dieu! [...]

Comme un berger, il paîtra son troupeau, Il prendra les agneaux dans ses bras, Et les portera dans son sein; Il conduira les brebis qui allaitent.


 

Ne plus avoir à lutter seul, pouvoir se laisser prendre dans les bras, se laisser porter, se laisser guider, se laisser consoler …. le temps est proche, il vient ce temps béni...et il est aussi déjà là…


 

Quand les ghanéens s'emparent de cet oratorio...

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