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simone-over-blog Vivre la foi chrétienne au quotidien ici et ailleurs: réflexions , réactions et méditations en chemin.

Fils de Dieu mais pas surhomme, Marc 3:7-12

Simone
Le miracle du toucher de Dieu

Le miracle du toucher de Dieu

Jeudi 30 janvier, 2020, la Virginie

Il neige.. même si ce n'était pas prévu...

(Finalement, quelques heures après avoir écrit le texte du 18 janvier tout était fini...le mystère du dernier regard, du dernier soupir reste entier... il me reste encore quelques odeurs d'hôpital qui me collent à la peau...maintenant la vie quotidienne reprend avec ses obligations simples et le soin qu'on a à prendre des vivants...) 

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Évangile de Marc 3:7-12

Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent.
De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait.
Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas.
Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher.
Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! »
Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

Le texte précédent nous parlait de l'hostilité, je dirai des grands envers Jésus ( quand je dis des grands, je veux dire aussi des biens portants, de ceux qui se croyaient importants ... et qui n'étaient pas indigents..)

Mais auprès des autres...tous ceux qui étaient avides de savoir ou surtout qui étaient en souffrance (Le texte ne note pas ici que c'est son enseignement qui attirait les foules mais ce qu'il faisait...à savoir guérir et chasser les démons...) Jésus était très populaire ...et en rétrospective on comprend l'inquiétude des autres et la menace qu' il pouvait représenter quand il y avait une multitude qui le suivait...jalousie certainement de son succès et sa notoriété...inquiet aussi du pouvoir qu'il avait sur les foules qui seraient prêtes à lui obéir.

Et les foules tout le monde le sait, il faut s'en méfier...elles peuvent devenir incontrôlables d' un moment à l'autre (demandez aux policier qui doivent assurer le service d'ordre pour les manifestations tous les samedis à Paris) ...la preuve, Jésus lui-même risque d'en être une victime

Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas.

Et ce n'est pas de foules hostiles dont il s'agit mais de foules de fan de foules vraiment affamées de lui...

(Ceux de nous qui avons été dans des endroits où l'on ne mange pas à sa faim, savons ce que sont ces foules de mendiants qui vous suivent parce qu'ils veulent qu'on leur donne quelque chose et la peur que l'on peut ressentir quand ils vous entourent et s'accrochent à vous... en fait on en trouve dans certains lieux de toutes les grandes villes du monde...)

Jésus était en danger ici non par ceux qui voulaient l'éliminer, les grands de ce monde, mais par les plus petits ceux qui étaient désespérés...Jésus prend donc des précautions: c'est dit comme ça, sans commentaire mais montre  Jésus comme quelqu'un  qui fait preuve de prudence...qui a les deux pieds sur terre ( même si c'est dans une barque qu'il se réfugie) mais ne veut pas pour autant se soustraire à toutes les personnes qui le cherchent pour être guéries et délivrées.

 si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher.

Vouloir toucher...

Le toucher qui opère des miracles,

Tellement nécessaire au développement de l'enfant...tellement important pour les malades...tellement important pour les personnes âgées ou en fin de vie...

Évidemment, c'était plus que ça ici, c'était une foule désespérée qui se bousculait pour recevoir la guérison ou la délivrance (pas la prospérité!)

La scène ne nous est pas étrangère, on l'imagine facilement...une scène plausible et encore actuelle dans tous les lieux de pèlerinage du monde où l'on espère être guéri ou délivré d'un mal si on arrive à toucher une statue, une croix, un mur même...On pense évidemment à tous ces fidèles qui veulent toucher le pape, ou tout lider religieux auquel on attribue des pouvoirs surnaturels...

Cette désespérance , cette attente de celui qui souffre, ou de ceux qui ont un proche qui souffre...

Elle existe toujours. Dans ce sens et pour cela, l'être humain n'a pas changé...: la technologie oui... c'est l'internet que l'on surfe maintenant dans l'espoir de trouver le remède miracle au mal qui nous afflige où le guru sauveur qui va résoudre nos problèmes et nous sortir du mauvais pas dans lequel on se trouve.  La misère humaine, plus ou moins sordide, est toujours là et il y a toujours autant de personnes qui tendent les mains pour toucher celui honnête ou malhonnête qui promet de les délivrer du mal (et du malin)...

Mais si ce sont bien les guérisons qui sont au centre de la popularité de Jésus, l'auteur nous rappelle qui est ce Jésus et il est clairement identifié comme fils de Dieu par les démons qu'il continue à chasser ... Et sa motivation me semble-t-il, à ce silence qu'il veut leur imposer , ce n'est pas de la pudeur ou de la fausse modestie mais simplement parce - que ce n'est pas le moment de le révéler , ce serait une distraction... il y a d'autres choses à faire d'abord... c'est trop tôt... l'heure n'est pas encore arrivée.

(Je ne vois pas pourquoi l'intention de cacher son identité viendrait obligatoirement de Marc qui l'aurait fait pour ménager des effets particuliers dans son récit...non pas que ce ne soit pas possible, mais je pense que c'est  compréhensible que Jésus lui-même ne veuille pas que cette révélation soit faite à ce moment-là)

 

A vrai dire...

Cette foule qui suit Jésus et risque de l'écraser, elle ne m'est pas particulièrement sympathique, elle m'émeut pourtant dans ses demandes désespérées mais en même temps elle me fait peur car justement, je sais qu'elle pourrait facilement m'écraser..

Mais la réaction de Jésus devant cette foule de demandeurs qui risque de le submerger  est une leçon: Il ne les décrie pas,  il ne les rejette pas, ( c'est pour eux qu'il est venu) il ne se plaint pas non plus de leur présence et il n'en a certainement pas peur mais il s'aménage une porte de sortie, un espace de protection...et nous enseigne ainsi le bien-fondé de mettre des limites:  on  n'est  pas des surhommes ( et lui non plus, pas à la Nietzche en tout cas) et tout fils de Dieu qu'il était, il était aussi fils de l'homme...comme nous

Rassurant, quand même...

 

 

 

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